(Cliquez ici pour la version Française france-icon)

Today Erika, the sharehouse‘s owner, took me to Gion for a quick o-sampo (walk).
It’s even better than I imagined.
I was starting to have doubts with the gluten incident and my subsequent emotional and mental state, but now I doubt my doubts. As I would.
We walked around, she offered me a dish of warabimochi (Brown sugar, Macha and Ki na ko), showed me where to have the best coffee and where to have the most pleasant hanami-tea, introduced me to raw yatsuhachi (I’m already crazy about the cooked ones), and took me to a shop specialised in plum.
Shoshu, plum juice, umeboshi, pickles, they have it all.

The juice was something. Among the best juices I ever had, way up there with the super-fresh one I used to make as a teenager, and that great organic apple juice from a little farm lost in the wild, back home.
But the best, the best was that little teeny-wee bite of sweet umeboshi they gave us for tasting.
Such a tiny little thing it could barely stand on the toothpick I was helped with, and still it filled me to the fullest.
The taste grew like a wave, steady and irresistible, overcoming my whole being.
Heaven.

As I prepared to write this article, I thought back on the experience and was reminded of the book* my friend lent me a few months back, a novel about a young woman who decides to open a very tiny restaurant to be fully dedicated to her customers. At some point she describes the experience of preparing the umeboshi with her grandmother.

I want to learn that skill.
It took me in heaven.

 

*Ogawa Ito, le restaurant de l’amour retrouvé

 

 

Français

 

Aujourd’hui Erika, la propriétaire de la sharehouse, m’a emmené-e à Gion pour un court o-sampo (balade).
C’est encore mieux que j’imaginais.
Je commençais à avoir des doutes avec l’incident du gluten et mon état émotionel et mental qui s’en est suivi, mais maintenant je doute de mes doutes. C’est tout moi.
On a marché, elle m’a offert une assiette de warabimochi (Sucre brun, Macha et Ki na ko), m’a montré où boire le meilleur café et où avoir le hanami-thé le plus agréable, m’a fait connaître le yatsuhashi cru (je suis déjà dingue du cuit), et m’a emmené-e dans une boutique spécialisée dans la prune.
Shoshu, jus de prune, umeboshi, legumes fermentés, ils font de tout.

Le jus, c’était quelque chose. Parmis les meilleurs que j’aie jamais bus, tout là-haut avec le super-frais que je faisais ado, et ce formidable jus de pommes bio d’une petite ferme perdue dans la cambrousse, en France.
Mais le meilleur, le meilleur c’était cette toute petite bouchée d’umeboshi sucrée qu’ils nous ont donnée à goûter.
Tellement minuscule qu’elle pouvait à peine tenir sur le cure-dent avec lequel on la servait, et pourtant elle m’a rempli-e jusqu’au bout des ongles.
Le goût grandit comme uen vague, constante et irrésistible, surpassant mon être entier.

En préparant cet article, je me repensais à cette expérience et ça m’a rappelé-e ce livre* qu’un ami m’a prêté il y a quelques mois, un roman sur une jeune femme qui décide d’ouvrir un tout petit restaurant afin d’être totalement dévolue à ses clients. A un moment elle décrit l’expérience de la préparation des umeboshi avec sa grand-mère.

Je veux apprendre à faire ça.
Ca m’a transporté-e aux cieux.

 

 

*Ogawa Ito, le restaurant de l’amour retrouvé

Advertisements