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Sitting on a cushion at the low table of my vintage room.
Rain sounding softly on the balcony’s roof. Stealing a glimpse of the gorgeous heavy clouds draped in sunset, mountains and the Kyoto Tower and its changing colors.
Planning for a summer away from the rain season, up in Hokkaido.
My plans have changed a lot. It has cost me nervously. I must have neglected my needs for some time, as I have spent most of this week hiding under a blanket, sleeping and reading. It is still very hard to let those moments run their course without trying to pressure some action out of myself. And doing so just makes it worse. Fortunately I have had really good practice in the year before I left, and I remember to be gentle even if it does not come easily.
I like Kyoto. It is so rich with history that one cannot walk 10 minutes without coming across a temple, a museum, an old machiya (old houses).
But I will be leaving in 5 weeks because it is simply too big for me, and life is so expensive. It is probably about the same price as Paris, and I have decided to keep my money to buy gorgeous japanese items, and to keep my energy to travel and meet people and learn the language and “washoku”, japanese traditional cuisine. It is going to cost me so much energy, I see it now. I cannot stay if such a big, energy-sucking city and being forced to socialise though work. It is the most demanding way for me to socialise. I will be woofing and workawaying and helpexing, which all means working for accomodation and sometimes food. It is still working, and I expect it to be challenging and draining, but much less so than if I was payed for it, simply because it puts less pressure on my shoulders. Plus, it is pleasure : learning to keep an organic or permaculture garden, learning to cook, sharing simple people’s life.
And on my days off, going for a ride. I am buying a motorbike, because it is like dancing, and because it is much less expensive than the train.
Well, my friend Jona is mostly buying it for me. He has been so helpful, I do not know what I would have done without him.

Français

Assis sur un coussin à la table basse de ma chambre ancienne.
La pluie chante doucement sur le toit du balcon. Je jette un oeil aux superbes nuages lourds et drapés dans le soleil couchant, aux montagnes et à la tour de Kyoto aux couleurs changeantes.
Je fais des plans pour un été loin de la saison des pluies, à Hokkaido.
Mes plans ont beaucoup changé. Ca m’a coûté nerveusement. J’ai dû négliger mes besoins depuis un moment: j’ai passé la plupart de la semaine caché sous ma couette, à dormir et lire. C’est toujours très difficile de laisser ces périodes suivre leur cours sans tenter de me mettre sous pression pour faire quelque chose. Et agir de cette manière ne fait qu’empirer les choses.
Heureusement j’ai eu un bon entrainement durant l’année qui a précédé mon départ, et je me souviens que je dois être doux avec moi-même même si ça ne me vient pas naturellement.
J’aime Kyoto. C’est si lourd d’histoire qu’il est impossible de marcher 10 minutes sans rencontrer un temple, un musée, une machiya (maison ancienne).
Mais je pars dans 5 semaines parce que c’est juste trop grand pour moi, et la vie est chère. C’est probablement aussi cher qu’à Paris, et j’ai décidé de garder mon argent pour
acheter de beaux objets japonais, et de garder mon énergie pour voyager, rencontrer des gens et apprendre la langue et le “washoku”, la cuisine traditionelle Japonaise.
Ca va me coûter tellement d’énergie, je le comprends maintenant. Je ne peux pas rester dans une ville si grande, qui vampirise l’énergie et être forcé de sociabiliser par le travail. C’est la forme de sociabilisation la plus exigeante pour moi.
Je vais wwoofer et workawayer et helpexer, en un mot travailler pour un toit et parfois le repas. C’est toujours du travail, et je m’attends à ce que ce soit difficile, mais beaucoup moins que si c’était pour un salaire, simplement parce que c’est moins de pression sur mes épaules. En plus, c’est du plaisir : apprendre à entretenir un jardin bio ou en permaculture, apprendre à cuisiner, partager la vie de gens simples.
Et le week end, partir en balade. J’achète une moto, parce que c’est comme danser, et que c’est beaucoup moins cher que le train.
Enfin, mon pote Jona me l’achète en gros. Il m’a tellement aidé, je ne sais pas ce que j’aurais fait sans lui.

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In Kyoto, history is always around the corner. I’ve stopped taking pictures lately, to enjoy the better. Here’s a sneak peek.
A Kyoto, l’Histoire est toujours au coin de la rue. J’ai arrêté de prendre des photos pour mieux profiter. Voici un apperçu.

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